Il est destiné aux familles, amis et professionnels qui veulent contribuer à améliorer le quotidien des personnes atteintes d’autisme.

L’espoir ne doit jamais nous quitter. C’est ainsi que nous parviendrons, ensemble à leur apporter l’autonomie qui leur donnera accès à une vie « ordinaire ».

main-couleurs


En France, la méthode
comportementaliste ABA (Analysis Behavior Applied, qui signifie en français Analyse Appliquée du Comportement) n’est pas reconnue par la Sécurité Sociale. En revanche, dans les pays anglo-saxons, cette approche est prise en charge par l’Etat.

Depuis 2006, des structures privilégiant la méthode ABA émergent en France créées par des associations de parents d’enfants autistes qui refusent les prises en charge psychanalytiques proposées par les institutions spécialisées.

L’ABA en pratique :

« Allez Pierre, maintenant on trie, tu mets ensemble », il s’agit de faire des associations d’images « Allez regarde, oui !! C’est super !! Tu as réussi, t’es un champion !!! » s’exclame l’intervenante en lui frottant affectueusement le dos, « Assieds-toi bien, voilà, c’est parfait ! Maintenant, fais comme moi » elle commence le travail d’imitation, accompagnant ses paroles avec des gestes. Chaque bonne réponse ou tentative de réponse sont récompensées, doublée d’un geste affectueux ; c’est le « renforçateur ». Il s’agit là d’une séance de travail à la maison d’Amélie, intervenante à domicile formée à l’ABA et supervisée par une Psychologue spécialisée en ABA.

Pierre autiste âgé de 5 ans, est désormais capable de rester à table, attentif et coopérant. Il sourit très souvent, lui qui était si agité, impossible de s’asseoir plus d’une seconde, il y a 10 mois.

Il est vrai, certaines familles ont plus de chance que d’autres ; leur enfant autiste peut bénéficier d’une stimulation et développer des compétences, mais…. car il y a toujours un mais…c’est souvent insuffisant. Et pour cause, un programme ABA n’est efficace que s’il est mené par une équipe (dont les parents sont partie intégrante) formée et intervenant de manière harmonieuse, dans le cadre d’un programme individualisé bien défini. De plus, les résultats sont d’autant plus probants que le programme ABA est initié de façon précoce.

Le principe de l’ABA est simple : un enfant récompensé, lorsqu’il fait le bon geste, ou l’esquisse d’un bon geste, aura tendance à le répéter. Exemple : quand un enfant autiste a des difficultés pour rester assis, il doit être récompensé dès qu’il amorce le mouvement pour s’asseoir jusqu’à ce qu’il s’assied pendant un laps de temps déterminé. Les récompenses vont du bonbon hautement apprécié par l’enfant à son jouet préféré, aux câlins, en passant par les félicitations verbales. L’utilisation de ces renforçateurs du comportement soulève des polémiques laissant à penser que l’enfant autiste est conditionné, ce positionnement est d’autant plus infondé que les renforçateurs ont vocation à disparaître au fur et à mesure que l’enfant arrive à intégrer le bon comportement et le généraliser en d’autres lieux. Du reste, ces renforçateurs existent également pour les enfants neurotypiques[1] lorsqu’ils sont en réussite dans un comportement ou dans un exercice scolaire (bon point, une friandise, etc.).

Aujourd’hui, le succès rencontré par la méthode ABA est incontestable. Au-delà des polémiques, l’ABA fait la démonstration qu’elle peut aider des parents d’enfants autistes en leur apportant les moyens de communiquer avec ces derniers. Les témoignages des parents ayant expérimenté l’ABA pour leur enfant autiste, convergent pour affirmer que l’ABA a apporté plus d’épanouissement à leur enfant et des victoires pour les familles.

La liste d’attente des établissements ayant adopté la méthode ABA ne cesse de s’allonger. Cette situation manifeste si besoin était, que les familles d’enfants autistes sont en attente d’une prise en charge efficace offerte par l’ABA, contrastant avec celles reconnues en France qui sont majoritairement d’ordre psychanalytique.

Pour pallier l’absence de structures ABA, les parents s’organisent en association, créent des réseaux de formation pour eux-mêmes et des intervenants(es) à domicile. Certes, pour beaucoup, les résultats sont en deçà des attentes car cela relève du « système D », il n’en reste pas moins que les satisfactions sont d’autant plus encourageantes que les parents projettent à l’instar des établissements existants de créer des structures spécialisées en ABA.

L’I.M.E. de Carros en est une illustration, notre projet d’I.M.E. les Côteaux Fleuris s’inspire de ce modèle.

Si vous êtes concernés(es) par l’autisme ou sensible(s) à la situation des familles d’enfants autistes, n’hésitez pas à rejoindre notre association ABA Apprendre Autrement Normandie en remplissant le bulletin d’adhésion.

Plus nous serons nombreux, mieux nous serons entendus

 


[1] Ce terme est utilisé par les autistes, leurs familles et les personnes spécialisées dans l’autisme dans le but d’éliminer les éventuelles connotations négatives que pourraient contenir les termes « normal » et « autiste« , et aussi pour souligner, grâce à ces euphémismes, qu’ils ne considèrent pas l’autisme comme une maladie.